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Zika : quésaco ?

Le virus Zika est un flavivirus. Il est transmis par le moustique tigre et le moustique Aedes aegypti, également vecteurs de la dengue, de la fièvre jaune et du chikungunya. Il a été isolé pour la première fois d’un singe, en 1947, dans la forêt Zika en Ouganda, d’où il a tiré son nom.

Bien que découvert depuis longtemps, il a émergé récemment en provoquant quatre grandes épidémies : en Micronésise en 2007, en Polynésie française en octobre 2013, en Nouvelle-Calédonie en janvier 2014 et au Brésil en mai 2015.

Cette dernière épidémie s’est étendue aux pays voisins : désormais, on recense 1,5 million de cas au Brésil et des cas ont été notifiés dans 23 pays et territoires dans la région. De plus Zika a atteint les territoires français, notamment la Martinique et la Guyane. Un cas de Zika a également été détecté en Indonésie sur l’Île de Sumatra.

. Qu’en est-il en France  ?

Cinq personnes sont rentrées en métropole après avoir contracté la maladie lors d’un séjour en zone touchée, mais aucune n’a présenté de forme grave. Pour les départements Français d’Outre mer, l’épidémie a été déclarée en Martinique et en Guyane le 20 janvier 2016.

Depuis le mois de décembre 2015, on dénombre 2 287 cas évocateurs d’infection par le virus Zika en Martinique et 245 cas en Guyane, selon le dernier bulletin publié par la Cellule interrégionale épidémiologique (Cire Antilles-Guyane, bulletin du 29 janvier). La Guadeloupe n’est pas en situation d’épidémie mais affiche 10 cas confirmés. En revanche, aucun cas de Zika n’a été identifié à La Réunion ni à Mayotte.

. Quels sont les risques de l’infection  ?

Cette pathologie est en apparence bénigne, avec environ 80 % de cas asymptomatiques. En présence de symptômes, ces derniers sont de types grippaux (fièvre légère, maux de tête, courbatures) accompagnés de douleurs articulaires et de tâches rouges sur la peau.

. Liaisons dangereuses

Mais, lors de l’épidémie de 2015, de nouveaux risques ont été identifiés : le virus Zika provoquerait probablement des syndromes de Guillain Barré et des microcéphalies fœtales chez les mères infectées durant la grossesse. En effet, au Brésil, le nombre de microcéphalies a brutalement explosé, avec 4 180 cas suspects en 2015, contre 150 en 2014. Ce lien hypothétique a semé un vent de panique et des mesures de précautions inédites.

. Recommandations féminines

Ainsi, même si le lien causal direct entre virus et ces complications n’a pour le moment pas été établi, il a été recommandé aux femmes de ne pas tomber enceintes dans plusieurs pays et territoires tels que la Colombie, le Salvador, l’Équateur, le Brésil, la Jamaïque et Porto Rico.

En France, Marisol Touraine a « fortement recommandé aux femmes enceintes de reporter, dans la mesure du possible, tout voyage dans un pays ou territoire touché par l’épidémie », en s’appuyant sur les recommandations du Haut Conseil de la santé publique. Ce dernier indique que « sur place, outre les moyens de prévention physique (port de vêtements longs si possible imprégnés de répulsif, moustiquaires imprégnées), il faut utiliser jour et nuit un répulsif adapté ».

De plus, la ministre de la Santé a envoyé une équipe de l’Établissement de préparation et de réponses aux urgences sanitaires (EPRUS) en Martinique puis en Guyane, afin d’évaluer les besoins complémentaires à fournir aux hôpitaux et aux médecins face à cette épidémie.

. Quel est le risque de propagation  ?

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que « l’épidémie se propageait de manière explosive sur le continent américain, avec 3 à 4 millions de cas attendus d’ici à la fin 2016 ». Pour l’organisation, le risque de propagation mondial est réel car partout où le moustique est présent la maladie peut survenir.

La France métropolitaine, qui héberge désormais des moustiques du genre Aedes, est donc elle aussi concernée. De plus, Margaret Chan, présidente de l’OMS, s’est montrée préoccupée par le phénomène de réchauffement climatique qui pourrait accroître cette année le nombre de moustiques.

. Quels sont les traitements  ?

Il n’existe pas d’antiviraux ni de vaccins contre le virus. Le traitement est symptomatique (antalgiques). Toutefois, la recherche vaccinale est en cours : « un essai clinique de phase 1 pour déterminer l’innocuité d’un candidat vaccin pourrait avoir lieu avant la fin 2016 », estime le Dr Anthony Fauci, directeur de l’Institut américain des allergies et maladies infectieuses (NIAID). Mais ces essais n’aboutiront probablement pas à la mise au point d’un vaccin sûr et efficace contre le Zika avant plusieurs années.

Charlotte Demarti

Le Quotidien du Pharmacien - 4/02/2016


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