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Sur les traces d’une pharmacopée « magique », celle des druides

Le mage celte peut-il être considéré comme l’ancêtre des pharmaciens  ? La filiation semble un peu osée. Cependant, si l’on part en pays druidique, aux confins de la forêt de Brocéliande, on s’aperçoit bien vite que le magicien breton était le gardien d’un vaste savoir médicinal, couplé à des rituels précis. Pour le druide de l’Antiquité, chaque plante était sacrée. Elle servait à soigner mais aussi à protéger la communauté.

Un pharmacien devenu druide

C’est cette connaissance holistique des plantes que le druide contemporain et docteur en pharmacie, Pascal Lamour, a voulu retrouver en nous contant dans un bel ouvrage, « L’Herbier secret du druide », l’histoire des plantes magiques de la culture celte. « Ceux qui ont vécu il y a plus de 2 000 ans réfléchissaient comme vous et moi, et leur art ne doit pas être réduit à quelques actes de sorcellerie », écrit-il. Après avoir exercé 14 ans en officine à Vannes, ce Breton ancré dans sa terre a eu besoin de se tourner vers une approche plus spirituelle de la médecine et de la pharmacie. Avec son bagage de pharmacien et un intérêt particulier pour la phytothérapie, il a voulu goûter à la mystérieuse marmite du druide, celle qui soigne aussi bien le corps que l’âme. Car, selon lui, les savoirs et pratiques ancestrales intégraient, contrairement à nos sociétés modernes, le fait que l’individu puisse faire partie d’un tout. Les plantes ne servent donc pas qu’à soigner. Bien plus, elles conservent en elle une symbolique propre permettant aux sages de mieux comprendre le monde. « On peut très bien être pharmacien avec un regard pharmacologique sur les plantes et aborder une dimension qui intègre la place de l’homme et la protection de l’environnement », explique-t-il en soulignant qu’il a voulu tisser un lien entre passé et présent. C’est sur ce chemin initiatique, qui croise la pharmacopée et la mythologie, les dolmens et les grands ifs aux propriétés merveilleuses, que Pascal Lamour nous emmène. Et autant dire qu’il s’agit là d’une promenade très instructive, un brin féerique, sur la manière dont vivaient nos ancêtres les Gaulois.

Que savons-nous sur les druides  ?

Grâce à quelques traces archéologiques et des récits historiques, nous savons que les druides devaient se former pendant au moins vingt ans, qu’ils occupaient une fonction sacerdotale très respectée, qu’ils régissaient le fonctionnement de leur communauté et qu’ils détenaient des secrets sur les plantes, la vie après la mort et les astres. Les druides n’écrivaient pas et leur savoir se transmettait donc oralement. C’est pourquoi, après la conquête de la Gaule par les Romains, la connaissance druidique finit par disparaître. La chrétienté remplaça ensuite le savant celtique par le moine apothicaire. Ne sont restés que les témoignages de Jules César, Strabon ou Pline L’Ancien qui côtoyèrent quelques-uns de ces personnages qui nous fascinent toujours.

Existe-t-il une pharmacopée druidique  ?

Pour Pascal Lamour, la réponse est oui. Il a d’ailleurs entrepris de classer les plantes traditionnelles de la pharmacopée celte de manière symbolique et rituelle au regard des quatre grandes fêtes druidiques durant lesquelles elles étaient utilisées. À ces occasions, les plantes fraîches étaient concoctées en tisanes, onguents ou huiles essentielles et les rituels se déroulaient dans un sanctuaire naturel, le plus souvent une clairière, appelée nemeton. Pour chaque plante décrite, Pascal Lamour prend soin d’expliquer le rituel, qui n’est pas le même selon qu’on s’adresse à la guérison du corps, celle de l’esprit ou de l’âme. « L’idée était de recenser les plantes du monde celtique dont on est sûr de l’utilisation », dit-il. Se rappelant qu’il est aussi un pharmacien de son temps, il donne les propriétés actuelles de ces plantes, révélant souvent une continuité thérapeutique troublante entre connaissance ancestrale et applications modernes.

Sa recherche l’a mené à dégager des plantes particulièrement importantes pour les druides de l’Antiquité et qui le sont tout autant pour nous aujourd’hui. « L’if, c’est une plante fabuleuse, une plante sacrée car elle est rattachée au symbole de la mort, mais aussi de la vie éternelle. Les druides l’appréciaient beaucoup. Et aujourd’hui, quand on pense que cette plante est à la base d’anticancéreux… », s’enthousiasme Pascal Lamour. Les Celtes pensaient que les saumons se nourrissaient de ses fruits et transportaient ainsi ses propriétés magiques à travers les eaux. Aujourd’hui, ses propriétés anticancéreuses sont connues grâce à son alcaloïde découvert en 1962, le taxol.

On peut aussi citer l’aubépine, la plante du mois de mai et des cérémonies nuptiales. Sa blancheur était symbole de pureté. Elle était donc la plante du cœur. Ainsi, elle était utilisée comme tonicardiaque et antispasmodique, mais aussi contre la goutte et la pleurésie. Aujourd’hui, elle est toujours utilisée pour les affections cardiaques, notamment contre les arythmies, les tachycardies, le surmenage, les palpitations et les angoisses. Quant au gui, dont on connaît tous le rituel de la cueillette, Pascal Lamour a sa petite idée : « Voilà une plante qui donnera énormément de résultats si on s’y penche plus. Elle peut encore apporter beaucoup à notre pharmacopée. » Notre druide pharmacien en est convaincu, on est loin de tout connaître des mystères des plantes.

Saule, bouleau, fougère, pissenlit, armoise, nénuphar, mélisse, houx, belladone… 50 plantes qui nous soignent toujours et un herbier merveilleux « qui est une référence pour les druides d’aujourd’hui, mais qui plaît aussi beaucoup aux pharmaciens », souligne l’auteur. Alors, prêts pour l’évasion en pays druidique  ?

Le quotidien du pharmacien - 22/01/2018


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