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Naissance du premier corticoïde

De la maladie bronzée à Kennedy

ASTHÉNIE, courbatures, amaigrissement, anorexie, décès, mais surtout, apparition d’une curieuse coloration noirâtre de la peau et des muqueuses : l’intérêt du syndrome que décrivit en 1855 le médecin anglais Thomas Addison (1793-1860) sous le nom de « maladie bronzée » fut immédiatement reconnu par Armand Trousseau (1801-1867) qui lui donna en 1856 le nom de « maladie d’Addison ». Cette affection entraînant la mort était signée, à l’autopsie, par une constante destruction des glandes corticosurrénales. Au même moment, le physiologiste français Charles-Edouard Brown-Séquard (1817-1894) confirma sur l’animal que l’ablation des capsules surrénales était fatale.

À toute carence son traitement : un médecin canadien célèbre, William Osler (1849-1919), montra en 1896 que l’injection d’un extrait corticosurrénalien palliait à l’insuffisance endocrine de l’addisonien. D’innombrables formulations opothérapiques furent dès lors commercialisées. Toutefois, même si l’importance et la spécificité physiologique du cortex surrénalien étaient connues, la poudre de corticosurrénale resta moins prescrite que les extraits totaux de la glande qui, pourtant, avaient l’inconvénient de contenir de l’adrénaline et dont l’activité restait irrégulière (elle était souvent quantifiée par la mesure de la prolongation de la durée de vie d’animaux surrénalectomisés). Il fallut attendre la fin des années 1920 pour voir produits des extraits corticosurrénaliens réellement actifs, à la faveur des travaux des physiologistes George N. Stewart (1860-1930) et Julius M. Rogoff (1884-1966), de ceux de Frederick Banting (1891-1941) - co-découvreur de l’insuline - et de ceux de l’endocrinologiste américain George W. Thorn (1906-2004). Toutefois, cette opothérapie par la « cortine » (le nom donné à ces extraits) posait des problèmes techniques et ses résultats restaient aléatoires.

Le progrès vint de la découverte de substances actives dans l’extrait corticosurrénalien. Le chimiste suisse d’origine polonaise Tadeusz Reichstein (1897-1996), ayant réuni plus de 20 000 surrénales bovines, en isola avec le pharmacologue hollandais Ernst Laqueur (1880-1947) dans les années 1930 une vingtaine de fractions hormonales. Il put finalement cristalliser en 1937 trois hormones dont la corticostérone, l’oxycorticostérone et la désoxycorticostérone et parvint dès 1938 à synthétiser cette dernière à partir d’un stérol végétal, le stigmastérol. Thorn testa dès 1939 ce produit sur des patients addisoniens et conçu des implants positionnés dans l’abdomen, actifs de nombreux mois. La désoxycorticostérone fut alors mise sur le marché par la firme Ciba : nommé Percorten, ce médicament, administré en intra-musculaire ou par voie sous-cutanée (« pellets »), permit de traiter l’insuffisance corticosurrénalienne, au prix cependant d’une iatrogénie non négligeable (fuite potassique, rétention sodée avec hypertension et Å“dème, etc.). Il fit date, étant le premier des corticoïdes (en l’occurrence donc une molécule d’action minéralocorticoïde dominante) commercialisés. Mais il entra aussi dans l’Histoire en étant administré (avec l’hydrocortisone, synthétisée plus tardivement), des années durant, au président américain John F. Kennedy, probablement l’un des addisoniens les plus célèbres  !

› NICOLAS TOURNEUR

Le Quotidien du Pharmacien du : 06/06/2013


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