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Mise en garde contre les boissons énergisantes....

Dans un avis publié le 1er octobre, l’agence nationale de sécurité sanitaire, alimentation, environnement, travail (ANSES) alerte sur les modes de consommation des boissons dites énergisantes (BDE), qui, associées à une activité sportive ou à de l’alcool, sur un terrain génétique vulnérable, peuvent provoquer des accidents cardio-vasculaires graves.

LES BOISSONS dites énergisantes (distinctes des boissons énergétiques, adaptées à une activité sportive) sont des sodas enrichis en caféine (pour 96 % d’entre eux), taurine (52 %), glucuronolactone (33 %), vitamines du groupe B... Commercialisées en France en 2008, séduisant 9 millions de personnes de plus de 14 ans, elles ne répondent à aucun encadrement réglementaire spécifique. Leur point commun : leur concentration en caféine qui, pour une canette de 250 ml, représente l’équivalent de deux expressos. En elles-mêmes, ces boissons ne sont pas dangereuses. En revanche, « lorsqu’elles sont associées à l’alcool ou au sport, elles peuvent générer des accidents cardiaques graves surtout chez des personnes avec prédispositions génétiques qui ne sont pas diagnostiquées », alerte Marc Mortureux, directeur de l’ANSES.

Les experts de l’agence se sont penchés sur les 212 cas les plus renseignés parmi les 257 qui ont été portés à sa connaissance à la suite d’un appel à déclaration en juin 2012. Dans 2,4 % des cas, l’imputabilité d’effets indésirables fut exclue, mais elle est reconnue possible à très vraisemblable pour 37 % des cas.

Les symptômes observés sont d’ordre cardiovasculaire (arrêt cardiaque, sensation d’oppression ou douleurs thoraciques, tachycardie, hypertension... soit 95 cas), psychocomportemental (irritabilité, nervosité, anxiété, crises de panique, hallucination, 74 cas), neurologique (épilepsie, 57), mais aussi gastroentérologique (31), respiratoire (19), néphrologique (8) et hématologique (5).

En outre, huit cas d’arrêts cardiaques ont été signalés à l’agence, mais deux ont été jugés non imputables, trois, d’imputabilité douteuse, deux, possible, et le dernier, très vraisemblable. Il correspond à un cas de mort subite chez une fille de 16 ans, qui venait de s’arrêter de danser en boîte de nuit. Les analyses toxicologiques ont révélé 2,4 mg/l de caféine et 0,86 g/l d’alcool dans le sang. L’autopsie a démontré une dysfonction du rythme cardiaque. « On ne constate pas forcément des doses massives de BDE. C’est l’association avec d’autres facteurs de risques (canalopathies non diagnostiquées, hypokaliémie, tachycardie, médicament, exercice, alcool) qui est néfaste », commente le Pr Irène Margaritis, chef de l’unité nutrition de l’ANSES. Les canalopathies, asymptomatiques, peuvent toucher 1 individu sur 1 000.

Effet cocktail. Le Pr Margaritis alerte sur les populations à risque comme les métaboliseurs lents à la caféine, les enfants et adolescents chez qui la précocité de la caféine peut favoriser l’évolution vers des conduites addictives, et les femmes enceintes et allaitantes. Selon des chiffres antérieurs à la mise sur le marché de ces BDE, déjà 30 % des adultes sont au-delà du seuil retenu comme générateur d’anxiété (équivalent à 6 expressos), et 11 % des enfants dépassent le seuil de développement d’une tolérance à la caféine.

Mais les BDE impliquent de nouveaux modes de consommation de caféine qui sont particulièrement risqués, comme l’association avec l’alcool (pratiquée chez 16 % des buveurs de BDE). « Cela entraîne une réduction de la perception de l’intoxication alcoolique, et une surestimation des capacités de la personne », explique l’expert. Avant ou pendant l’activité physique (situation courante pour 41 % des consommateurs), la prise de BDE peut amener des pertes hydroélectrolytiques, de la déshydratation, l’altération de la thermorégulation, et des accidents à la chaleur. Enfin la consommation de ces boissons dans un cadre festif (dans 32 % des cas) concentre les facteurs de risques : la chaleur, le sport et l’alcool.

Recommandations. L’ANSES appelle donc la population à modérer la consommation de boissons caféinées et, pour les BDE, à éviter leur association avec l’alcool et l’activité physique. Quant aux chercheurs, ils sont invités à se pencher sur les interactions entre taurine et caféine encore peu documentées. « Nous avons des éléments de suspicion sur la taurine et le glucuronolactone mais pas suffisamment » estime le Pr Xavier Bigard, expert en nutrition auprès de l’ANSES.

Au niveau européen, un règlement applicable à partir de décembre 2014 devrait obliger les industriels à faire figurer la mention « teneur élevée en caféine, déconseillé aux enfants et aux femmes enceintes ou allaitantes » sur les boissons dépassant le seuil de 150 mg/l de caféine.

› COLINE GARRÉ Source : Le Quotidien du Pharmacien n°3035


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