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Mendel, du jardin potager aux lois de l’hérédité

Heureux celui qui sait attendre. Ce pourrait être la devise ou l’épitaphe de Johann Gregor Mendel (1822-1884), né à Hyncice (Moravie, actuelle République tchèque), moine aux yeux bleus, doté d’un large front et portant redingote plutôt que soutane, découvreur en 1865 des lois de transmission des caractères héréditaires. Patient malgré ses efforts pour être reconnu, il crut toujours que son heure viendrait. Mais c’est en 1900 que trois botanistes européens « redécouvrirent » l’existence des fameuses lois de l’hérédité.

Issu d’une famille de paysans pauvres, de langue allemande, dont le père, arboriculteur avisé, avait combattu Napoléon dans l’armée austro-hongroise durant huit ans, Johann Mendel, « jeune homme brillant en quête de savoir » comme le qualifie le P. Jean-Robert Armogathe, s’inscrit à l’institut de philosophie d’Olomouc (Moravie) grâce à une partie de la dot de sa sœur Veronika.

Puis, recommandé par un professeur, il entre en 1843 comme novice au monastère augustin Saint-Thomas de Brno (un ordre orienté vers l’enseignement), « seul moyen pour lui de pouvoir poursuivre ses études ». En 1845, il prononce ses vœux monastiques et est ordonné prêtre en 1847. Mais il se focalise sur l’enseignement et rechigne aux tâches pastorales.

Huit ans de travail acharné

Dans le contexte libéral de la révolution autrichienne de 1848, Mendel signe, avec d’autres confrères, une pétition demandant l’octroi aux moines de la pleine citoyenneté. En 1851, à l’université de Vienne, il se forme en maths, physique, chimie, zoologie, agronomie, paléontologie et… botanique. C’est là que Franz Unger, professeur de physiologie végétale, l’amène à s’intéresser à la transmission des caractères chez les végétaux.

Mendel retourne à son monastère de Brno en 1854 où il restera toute sa vie. Brno est à l’époque une des principales villes commerciales de l’empire, et la Moravie est une région riche en agriculture et en élevage. Surtout, elle est animée par de dynamiques sociétés savantes.

C’est dans cet esprit nouveau et créatif que Mendel entreprend des essais de croisements – d’hybridations – entre différentes variétés de pois (Pisum sativum). S’ensuivent huit ans de travail acharné, pendant lesquels il mène de front les cours de physique et de sciences naturelles qu’il donne en tant que professeur assistant (car il a échoué deux fois au diplôme de professeur principal), le travail manuel d’hybrideur à l’aide d’une pince et d’un microscope pour féconder une à une les fleurs, et enfin un travail de calcul statistique que peu de naturalistes maîtrisaient à l’époque.

Des travaux incompris

Très soutenu par le père abbé, il bénéficie d’un grand jardin et d’une serre chauffée l’hiver avec un poêle. Parallèlement, Mendel étudie l’hybridation chez les souris, qu’il élève dans sa propre chambre. En 1865, il tient deux conférences où il présente le résultat de ses travaux « Recherche sur les hybrides végétaux ».

Aucun scientifique ne comprendra réellement la portée de son travail, sans doute à cause de leur présentation trop mathématique. Pas même le botaniste von Nägeli de Munich avec qui il échangea de nombreuses lettres, ni même Charles Darwin (qui reçut un tiré à part mais ne le lut pas) dont Mendel connaissait les travaux, mais qu’il n’a pu rencontrer lors de son voyage à Londres en 1862. Que se serait-il passé si Darwin, 53 ans, avait travaillé avec Mendel, 40 ans  ? Peut-être que le développement de la génétique eût été accéléré…

En 1868, Mendel est élu supérieur de son couvent. Il s’investit alors dans des domaines moins chronophages comme l’horticulture, l’apiculture, la météorologie et l’astronomie. En 1884, il meurt d’une insuffisance rénale. Son successeur, qui ne l’aimait pas, fait brûler toutes ses archives. Une statue commémorative en marbre blanc est édifiée près de l’abbaye en 1910, reléguée en 1950 sous le gouvernement prosoviétique, puis réhabilitée en 1964.

Redécouverte des lois de l’hérédité au début du XXe siècle

Au début du XXe siècle, 35 ans après la publication de Mendel, le Néerlandais Hugo de Vries, l’Allemand Carl Erich Correns et l’Autrichien Erich von Tschermak redécouvrent de façon indépendante les lois de l’hérédité, et reconnaissent en Mendel leur découvreur. Enfin, en 1918, le biostatisticien britannique Ronald Fisher critique l’extrême précision des résultats de Mendel pour ce qui concerne les hybrides de deuxième génération, et l’accuse d’avoir enjolivé ses résultats.

Des résultats trop beaux pour être vrais, en quelque sorte. Il n’en reste pas moins que, globalement, les travaux de Mendel sont les premiers à commencer à expliquer ce qui se passe au niveau des chromosomes lors de la fécondation.

Des lois universelles de l’hérédité

En croisant pendant huit ans 12 000 plants de pois (Pisum sativum) de lignée pure différant par sept caractères (forme et couleur de la graine, longueur de la tige…), le P. Gregor Mendel découvre trois lois  : la loi d’uniformité des hybrides de première génération (les déterminants génétiques – qu’on appellera gènes – des caractères des parents ne se mélangent pas, mais restent distincts chez leurs descendants), la loi de pureté des gamètes, et enfin la ségrégation indépendante des caractères héréditaires (des pois jaunes croisés entre eux donnent des pois verts ou jaunes, mais jamais vert et jaune par exemple).

Denis Sergent

La Croix - 10/8/2016


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