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Lorsque le chlore enraya la fièvre puerpérale

ÉTONNANTES propriétés que celles du chlore, un élément découvert peu avant que le chimiste Claude-Louis Berthollet (1748-1822) n’observe qu’une solution aqueuse de ce gaz supprimait l’odeur de la matière organique en putréfaction et qu’elle blanchissait en quelques instants des draps jaunis. Avisé, il commercialisa dès 1777 la « lessive de Berthollet » à base d’hypochlorite de potassium, dont la production fut adaptée et industrialisée en 1785 par Léonard Alban (1740-1803). Ayant pris le nom d’« Eau de Javel » (car fabriquée près du moulin de… Javelle où se réunissaient les lavandières, aujourd’hui dans le XVe arrondissement), elle reste depuis quelque 230 ans un produit ménager incontournable.

En 1825, le pharmacien Antoine Labarraque (1777-1850) formula une solution diluée d’hypochlorite de sodium, l’« Eau de Labarraque » destinée à prévenir la « pourriture » des blessures. Il existait de fait diverses préparations chlorées au milieu du XIXe siècle, utilisées empiriquement pour contrer la gangrène dont on ignorait l’origine : c’est alors que le chlore participa à un progrès médical spectaculaire.

Hécatombe maternelle.

Redoutée des femmes qui préféraient souvent accoucher dans la rue plutôt que dans une maternité, la « fièvre puerpérale », longtemps attribuée à la promiscuité, au manque d’aération voire à la lactation, tuait jusqu’à 30 % des mères au cours du post-partum. L’une des premières tentatives pour prévenir l’hécatombe fut celle d’un obstétricien de Dublin, Robert Collins (1800-1868) vers 1829. À cette époque, un médecin américain, Oliver W. Holmes (1809-1894), attribua la transmission de cette affection aux sages-femmes : il suggéra qu’elles se lavent les mains après chaque accouchement au moyen d’une solution chlorée - mais sa proposition se heurta à l’hostilité de ses pairs.

Quatre ans plus tard, à Vienne, le docteur Ignace Semmelweis (1818-1865) montra que la maladie entraînait plus de décès dans une unité d’obstétrique où s’entraînaient les étudiants que dans une autre gérée par des sages-femmes. Il comprit, en 1847, qu’elle résultait de la transmission d’une « substance cadavérique » par les étudiants qui passaient de l’autopsie à l’accouchement sans lavage des mains… L’un de ses collègues, l’anatomiste Jakob Kolletschka, décéda en effet après s’être blessé avec un bistouri lors d’une dissection : son autopsie prouva qu’il avait été victime d’une pathologie identique à celle des femmes tuées par la fièvre puerpérale  !

Semmelweis réduisit la mortalité des mères de 12 % à 1 % par un lavage des mains des étudiants et du matériel avec une solution chlorée. Pour autant, ses maîtres ayant pris ombrage de ses théories, il ne fut pas maintenu en poste. C’est donc à Budapest qu’il poursuivit ses travaux et publia un ouvrage qui le fit passer à la postérité (1861). Malheureusement, ses positions radicales nuisirent à sa carrière : déprimé, agressif, il dut être interné à Vienne en 1865 et mourut rapidement, victime de maltraitance institutionnelle. Peu après, entre 1870 et 1880, l’origine de la fièvre puerpérale fut expliquée par Pasteur : il s’agissait d’une infection bactérienne transmise par les mains et prévenue par des mesures d’antisepsie simples…

Quotidien du Pharmacien 12 juin 2014


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