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La longue histoire de l’hygiène

La longue histoire de l’hygiène

La notion d’hygiène a beaucoup évolué au cours de l’histoire et a été bouleversée par la découverte des micro-organismes, qui a mis en lumière l’importance des antiseptiques, ces préparations capables de les éliminer.

D’abord les produits naturels

L’importance de l’hygiène, de la désinfection et de l’antisepsie sont connues depuis fort longtemps. L’Odyssée d’Homère n’évoque-t-elle pas la désinfection d’une maison avec du dioxyde de soufre ? Bien sûr, on se servait alors des produits naturels à portée de main. souvent du vinaigre ou du vin, des épices, des essences, des huiles végétales. Les Grecs, eux, utilisaient divers produits tels les clous de girofle, pour limiter la prolifération des germes. Le mot hygiène vient d’ailleurs d’Hygie (en grec ancien « santé ») fille dans la mythologie grecque d’Asclépios (dieu de la médecine) et Epione (déesse de la santé). Les Grecs voyaient en elle une déesse chargée de veiller sur la santé des hommes en leur suggérant l’alimentation nécessaire à leur existence et les remèdes appropriés à leurs maux. Hygie représentait l’instinct de la vie et évitait à son père des interventions trop nombreuses. Les Romains ne furent pas en reste et ont été les pionniers de l’hygiène publique, en concevant l’assèchement des marais, les thermes et en instaurant l’inhumation des morts en dehors des villes.

Une longue lutte…

En fait, bien avant que le mot antiseptique ne soit utilisé, de nombreuses substances étaient employées pour limiter le risque de contamination : intuitivement, l’importance de l’environnement pour certaines maladies était reconnue. Des précautions étaient donc prises : eau bouillie, fumigations des salles d’opération. Ces traitements « à l’instinct », étroitement liés aux croyances populaires, ont évolué vers des bases scientifiques à la fin du 14e siècle. Bien sûr, ce fut un combat de longue haleine : à la Renaissance, d’imminents savants préconisaient de ne surtout pas se laver les mains à l’eau chaude car selon eux les miasmes pénétraient par les pores dilatés de la peau. De même, il fallut attendre la fin du 14e siècle pour qu’à Paris le sang des saignées ne soit plus jeté dans les eaux de la Seine. Malgré les premières mesures d’hygiène (comme l’interdiction de mettre plusieurs malades dans le même lit), la mortalité à l’hôpital reste immense et justifie l’inscription « c’est ici la maison de Dieu et la porte du ciel » au fronton de l’entrée principale de l’Hôtel-Dieu de Paris. Pendant longtemps, l’amputation était le seul moyen de lutter contre les infections. Peu à peu, le lavage des mains et la toilette quotidienne à l’eau et au savon se généralisent. C’est au 18e siècle que le mot « antiseptique » est employé pour la première fois. Du grec « anti » (contre) et « septikos » (corrompre), il est dès lors employé pour qualifier une substance capable de prévenir la détérioration de la matière organique et s’applique aux produits capables de détruire les microbes pathogènes. C’est également à cette période que les principales molécules encore utilisées actuellement furent découvertes. En 1774, le chlore est découvert, en 1789, Berthollet découvre les hypochlorites dans le petit village de Javel qui explique la dénomination du produit chloré eau de Javel.

La révolution par Pasteur

Mais, bien sûr, les fondements scientifiques de l’antisepsie reposent sur les découvertes de Louis Pasteur, qui, en étudiant l’altération de la bière, se rendit compte que la putréfaction et la fermentation étaient dues à des êtres vivants, les micro-organismes. Jusqu’alors on pensait généralement que l’émergence des germes était spontanée et favorisée par la promiscuité, une mauvaise hygiène et l’insalubrité de l’air ambiant. Pasteur compléta sa découverte par des expériences célèbres qui permirent de mettre fin à la théorie de l’émergence spontanée des germes. L’Écossais Joseph Lister, inspiré par ces travaux, commence à utiliser l’antisepsie en chirurgie et la première salle d’opération est créée à Lyon en 1889, Delorme généralise l’utilisation des pansements stériles, de l’eau bouillie, des champs opératoires et du lavage des mains. En mars 1981, l’AFNOR définit l’antisepsie d’opération au résultat momentané permettant au niveau des tissus vivants, dans la limite de leur tolérance, d’éliminer ou de tuer les micro-organismes et/ou d’inactiver les virus, en fonction des objectifs fixés. Le résultat de cette opération est limité aux micro-organismes et/ou virus présents au moment de l’opération.

L’hygiène, encore et toujours !

Cependant, aujourd’hui, trop confiant dans le progrès et dans le cadre d’une société surprotégée, on a tendance à négliger ces gestes simples d’hygiène et toute inquiétude face aux petits bobos de la vie courante. En effet, toutes les plaies cutanées doivent être nettoyées, désinfectées et correctement protégées pour éviter tout risque d’infection. Le retour des beaux jours implique une pratique des sports de plein air, du bricolage et du jardinage et par conséquent l’augmentation du nombre des petits accidents.

> Un nettoyage soigné est impératif pour éliminer les matières organiques au niveau de la plaie qui doit être propre pour permettre aux antiseptiques d’agir correctement : utilisez l’eau oxygénée à 10 volumes, mais jamais au niveau des yeux, pour arrêter le saignement et nettoyer la plaie.

> Pour désinfecter et éliminer les bactéries, imbibez une compresse stérile avec un antiseptique. N’utilisez pas de coton car il laisse des fibres dans les plaies. Évitez également d’utiliser de l’alcool (réservez à l’antisepsie des peaux saines et du matériel).

> Les antiseptiques ont une durée d’action limitée : de cinq à six heures, ils doivent être renouvelés régulièrement. Pour les choisir, il faut se référer à leur présentation, leurs contre-indications et leur fonction. Pour une utilisation optimale.

> Identifiez la plaie selon les critères suivants. La nature : coupures, brûlures, piqûres, éraflures. Les caractéristiques : saignante, profonde, superficielle, interne, souillée. Et enfin la nature de l’objet responsable du traumatisme (fer  : vérifier la vaccination antitétanique, verre ou bois  : examen complémentaire en cas d’éclats)  ;

> Nettoyez la plaie des sécrétions qui diminuent en général l’activité des antiseptiques (le sang par exemple) ;

> Un seul antiseptique ne peut traiter tous les maux : le choix de l’antiseptique doit se faire en fonction de la blessure à traiter ;

> Adaptez l’antiseptique selon sa fonction. S’il est aqueux : indolore, il concerne toutes les plaies – s’il est alcoolique : douloureux sur des plaies ouvertes, il concerne les plaies fermées et l’antisepsie de la peau saine – s’il est effervescent, il concerne le nettoyage (l’oxygène dégagé par l’eau oxygénée permet par son effervescence un meilleur nettoyage) – s’il est hémostatique, il concerne les plaies qui saignent (eau oxygénée) ;

> Ne pas contaminer l’ouverture d’un flacon en posant les compresses directement dessus ;

> Préférez les unidoses pour éviter les problèmes de conservation. Il est important de ne pas conserver après ouverture plus longtemps qu’indiqué par le fabricant (notez la date de son ouverture sur le conditionnement) ; > Respectez le temps d’application indiqué sur le flacon ;

> Lavez-vous soigneusement les mains avant tout soin et mettez éventuellement des gants à usage unique en cas de plaie hémorragique ;

> Il ne faut jamais utiliser différents antiseptiques ensemble ou de manière rapprochée sur la même plaie.

Philippe Wolff

3 janvier 2011


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