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La géniale intuition d’Auguste-Louis Loubatières

L’UNE des plus belles pages de la pharmacologie s’ouvrit au matin du 27 mars 1942, lorsque Marcel Janbon (1898-1996), médecin-chef de la clinique des maladies infectieuses de l’hôpital Saint-Eloi de Montpellier, attribua les troubles neuromusculaires et le coma profond - parfois mortel - ayant affecté treize patients atteints de typhoïde à une hypoglycémie sévère et prolongée qu’il tint pour consécutive à l’expérimentation du 2254RP, un nouvel antibiotique de la famille des sulfamides, synthétisé dans l’Allemagne d’avant-guerre par von Kemmel et Kimming, qu’il testait depuis août 1941 pour le compte du laboratoire Rhône-Poulenc. Audacieux, Janbon n’hésita pas à administrer le produit, à faible dose, à dix sujets sains, et constata qu’il induisait une décroissance glycémique rapide, découvrant ainsi l’existence d’un médicament exerçant une action hypoglycémiante par voie orale. Toutefois, peu au fait de l’homéostasie glucidique, il proposa à un collègue montpelliérain, Auguste-Louis Loubatières (1912-1977), alors chef de travaux du professeur Louis Hédon (1895-1947) et travaillant sur le diabète expérimental chez le chien pancréatectomisé, de préciser l’action hypoglycémiante de ce produit.

Une action sur le pancréas.

Montrant dès juin 1942 que le 2254RP induisait une hypoglycémie intense chez le chien ayant conservé son pancréas mais n’avait pas d’action chez l’animal privé de son pancréas, Loubatières eut immédiatement l’une de ces intuitions qui révolutionnent l’histoire des sciences : celle que le sulfamide agissait non pas sur le foie mais sur le pancréas, en stimulant la sécrétion d’insuline. L’armée allemande envahit Montpellier en novembre : elle occupa le laboratoire et Loubatières poursuivit ses expérimentations dans les soupentes de l’Institut de Chimie. Ayant, dès 1946, pu confirmer son hypothèse, il suggéra qu’un tel médicament permettrait de traiter le diabète lié à une « paresse des mécanismes insulino-sécréteurs » et constituerait une alternative d’emploi facile à l’unique antidiabétique alors connu : l’insuline. Ses travaux ne furent reconnus par la communauté scientifique française que lorsque, dans les années 1950, le physiologiste argentin Bernardo Alberto Houssay (1887-1971) et l’endocrinologue canadien Charles H. Best (1899-1978) en confirmèrent la pertinence et l’originalité.

La recherche clinique sur les sulfamides hypoglycémiants (sulfonylurées) ne fut pas poursuivie en France, le laboratoire Rhône-Poulenc ne croyant alors pas en l’avenir de ces produits moins puissants que l’insuline : c’est en Allemagne que l’histoire continua lorsqu’en 1954, Karl Joachim Fuchs et Hans Franke, observèrent à leur tour des hypoglycémies avec un nouveau sulfamide, le BZ55, qu’ils testaient à Berlin dans les pneumopathies. Ce composé, connu comme carbutamide (Glucidoral, disponible jusqu’en 2012), ne fut pas agréé aux Etats-Unis en raison d’un index thérapeutique jugé défavorable par la FDA : il n’en inaugura pas moins le traitement oral du diabète. Un dérivé proche, le tolbutamide (Orinase) fut par contre agréé peu après aux Etats-Unis : il fut suivi par diverses autres sulfonylurées telles le chlorpropamide, le glibenclamide ou le glipizide, à une époque ou apparut une autre famille d’antidiabétiques oraux, celle de la metformine : les biguanides. Cela sera une autre histoire…

le Quotidien du Pharmacien 9/10/2014


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