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Du facteur X à la vitamine E : celle qui "porte la progéniture".

C’est en 1922 qu’Herbert McLean Evans (1882-1971) et Katharine S. Bishop (1889-1976), travaillant alors à l’université de Californie (Berkeley), firent une observation qui avait de quoi étonner : des rattes élevées avec un régime artificiel contenant toutes les vitamines connues à l’époque ne pouvaient mener une gestation à bon terme car la croissance fœtale s’arrêtait quelques jours après la fécondation malgré l’absence d’altération anatomique. La gestation parvenait à terme lorsque leur régime était supplémenté avec des feuilles de salades ou avec du germe de blé. Evans et Bishop imaginèrent que ce phénomène résultait d’une carence en une substance inconnue, qu’ils nommèrent « Facteur X » et prouvèrent qu’elle était présente dans la fraction lipophile extraite des feuilles de laitue.

Peu après, en 1924, Barnett Sure (1891-1960), un biochimiste de l’université de l’Arkansas, suggéra (sans preuve  !) que ce facteur était indispensable à la reproduction humaine et le nomma « vitamine E », les lettres A, B, et C étant déjà utilisées pour d’autres vitamines et la lettre D étant, quant à elle, retenue pour désigner un facteur antirachitique stéroïdien alors en voie d’isolement.

Une substance fragile

Ces observations ne donnèrent pas lieu à suite immédiate, mais elles revinrent opportunément à l’esprit d’Evans lorsqu’il constata, en 1928, avec George O. Burr (1896-1992), que de jeunes rats dont la mère avait été carencée en vitamines pendant la gestation étaient fréquemment victimes de paralysies : ils recouvraient leur motricité si on leur administrait rapidement après leur naissance de l’huile de germe de blé. Ces troubles neurologiques étaient alors attribués par certains scientifiques à une dystrophie musculaire, ce qui n’empêcha pas Evans et Burr d’établir un parallèle avec le facteur X et de reprendre leurs travaux sur la mystérieuse vitamine - des travaux que venait compliquer l’instabilité des préparations d’extraits végétaux particulièrement sensibles à l’oxydation -.

Finalement, la fragile substance fut isolée à Berkeley en 1936 par Evans et deux biochimistes spécialisés dans les vitamines, Gladys A. Emerson (1903-1984) et son mari, Oliver H. Emerson, à partir d’huile de germe de blé : elle fut alors nommée « tocophérol », du grec tokos (progéniture) et pherein (porter). Peu après, en 1937, ses propriétés anti-oxydantes furent prouvées au terme d’une collaboration entre un biochimiste de l’université de l’Iowa, Henry A. Mattill (1883-1953), et les époux Emerson.

Sa structure fut élucidée deux années plus tard par un Américain d’origine allemande émigré en 1935, Erhardt Fernholz (1909-1940), qui montra qu’il s’agissait d’un mélange d’isomères. La carrière de ce brillant chimiste, également connu pour ses travaux sur les stérols et la vitamine K, s’arrêta prématurément peu après : découvert mort dans les environs de Princeton, la rumeur courut qu’il avait été assassiné par un agent secret nazi mais une enquête du FBI finit par prouver qu’il avait simplement été victime d’une chute. La même année, le chimiste suisse Paul Karrer (1889-1971, Prix Nobel 1937 pour ses travaux sur le rétinol) réalisa la synthèse de l’alpha-tocophérol racémique : il devint dès lors plus facile d’étudier les effets biologiques de cette vitamine dont l’extraction restait difficile.

Le Quotidien du Pharmacien - 14/04/2016


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