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Des vacances homéo sans bobos

Des vacances homéo sans bobos

Inscrits officiellement à la Pharmacopée française en 1965, les médicaments homéopathiques n’ont cessé de grandir en popularité depuis. En complément des médicaments classiques, l’homéopathie peut être un allié efficace, en soins ou en prévention et sans effets secondaires. Pratiques à glisser dans la trousse familiale, les traitements homéopathiques peuvent accompagner les déplacements de toute la famille. En effet, une dizaine de souches suffisent à faire le tour de la plupart des petits maux rencontrés au cours des vacances.

Trois points essentiels

C’est à Samuel Hahnemann (1755-1843) que l’on doit la naissance de l’homéopathie, cette méthode thérapeutique qui permet de soigner chaque patient en tenant compte des symptômes caractéristiques de la maladie.

Ces symptômes sont ensuite rapprochés des effets que des substances issues du monde végétal, animal et minéral sont susceptibles de générer chez une personne saine. L’homéopathie (du grec «  homoeinon  », semblable et «  pathos  », souffrance) repose sur trois points  : le principe de similitude, la perception du malade dans sa globalité et son mode individuel de réaction à la maladie et l’utilisation de la dilution infinitésimale.

> Le principe de similitude   : «  similia similibus curantur  » (les semblables se guérissent par les semblables) disait Hippocrate 5 siècles avant JC. Cette formule antique est au cœur de la doctrine homéopathique. Ainsi si une substance est en mesure de provoquer un dérèglement (constitué d’un ensemble de symptômes) chez un être en bonne santé, cette même substance doit pouvoir guérir un malade qui souffre de ces mêmes symptômes. L’important est de choisir la substance entraînant les symp-tômes les plus proches possibles de ceux dont souffre la personne. Prenons l’exemple de l’Apis mellifica, préparé à partir de l’abeille entière et qui représente un remède incontournable l’été pour répondre aux piqûres ou aux morsures par des animaux venimeux.

> La sensibilité individuelle et le terrain  : l’homéopathie tient compte du « terrain », c’est-à-dire d’une manière particulière de réagir aux agressions et à l’environnement, ce qui implique qu’une personne aura tendance à toujours souffrir du même type d’affections. Quatre terrains correspondent à des ensembles pathologiques différents  : la psore, le tuberculinisme, la luèse et la sycose. En homéopathie, le traitement est mis en place après avoir observé les symptômes, déterminé le terrain correspondant au malade et en analysant les antécédents personnels et familiaux, les goûts et dégoûts, les habitudes, les réactions au froid et à la chaleur, etc., de chaque patient. Il n’y a donc pas de traitement homéopathique standard. Ceci explique qu’une première consultation chez un médecin homéopathe dure généralement plus d’une heure.

> La dilution infinitésimale   : une fois la substance adaptée au traitement identifié, celle-ci est utilisée à une dose infinitésimale, nommée dilution homéopathique, pour traiter le malade. La dilution est choisie en fonction des signes cliniques observés. Les préparations sont réalisées selon la technique des hautes dilutions  : pour réaliser une dilution de 1 CH, 1 % de la substance active est diluée dans 99 % d’un solvant (eau ou alcool). Puis pour réaliser la dilution à 2 CH, 1 % de la solution 1 CH est à nouveau diluée dans 99 % de solvant et, ainsi de suite, jusqu’à ce que la dilution désirée soit obtenue.

De plus, après chaque étape de dilution, le flacon est dynamisé, c’est-à-dire secoué au moins 100 fois, selon une méthode définie. Les basses dilutions (4 et 5 CH) sont généralement indiquées pour traiter les signes locaux, par exemple la rougeur de la peau en cas de coup de soleil, les moyennes (de 7 à 9 CH) pour ce qui relève de l’aigu ainsi que les symptômes généraux comme les spasmes, les crampes, les courbatures ou les affections ORL aiguës), les hautes (à partir de 12 CH) plutôt pour traiter les pathologies chroniques (allergie, herpès, etc.).

Qu’est ce qu’un «  CH  »  ?

Le «  C  » signifie centésimale (dilution au centième), le «  H  » fait référence à Samuel Hahnemann et représente le type de dilution en ce cas «  dilution hahnemannienne  ». Le chiffre précédent le CH précise la hauteur de dilution.

Les dilutions en DH sont faites sur le même principe mais la dilution est faite au dixième.

Les souches

Elles peuvent être d’origine végétale (champignons et plantes), animale (insectes, mollusques, serpents), minérale (calcium, magnésium, etc.), microbienne. Les médicaments homéopathiques peuvent prendre des formes différentes. Ainsi les tubes de granules sont plutôt destinés à une prise régulière dans la journée, tandis que les doses de globules sont privilégiées pour une prise unique ou à périodicité plus longue (une fois par semaine par exemple). Les tubes granules et doses globules, formes les plus utilisées, sont de petites sphères de saccharose et de lactose imprégnées trois fois de suite de la dilution. Il existe aussi les gouttes, les ampoules buvables, les pomma-des, les suppositoires. En raison de la teneur en alcool des gouttes, évitez leur utilisation chez le nourrisson.

Une teinture mère est le résultat de la macération d’une substance d’origine végétale ou animale au sein d’un solvant eau/alcool. Point de départ des opérations de dilutions homéopathiques pour les souches végétales, la teinture mère sert à la fabrication des médicaments homéopathiques (granules et globules) et peut aussi être utilisée en soins locaux, diluée dans l’eau (plaies peu profondes, piqûres d’insectes, etc.).

Le choix de la souche, de la forme, de la posologie ainsi que la hauteur de dilution dépendent donc de la stratégie thérapeutique appliquée individuellement.

Au-delà de ces principes qui fondent l’homéopathie, il coexiste différents types de prescriptions. Les praticiens qui ne prescrivent qu’un seul remède à la fois sont nommés les «  unicistes  », terme qui s’oppose aux «  pluralistes  », faisant référence à ceux qui utilisent plusieurs souches dans une même prescription, généralement complémentaires et pris en alternance. La pratique «  pluraliste  » est la plus répandue.

Les limites de l’homéopathie

Si la prise d’homéopathie est adaptée à toute la famille (y compris pour les nourrissons  : les granules sont diluées dans l’eau), elle est limitée dans certaines pathologies, en particulier  : infections aiguës mettant en jeu le pronostic vital, accidents cardiaques, troubles digestifs graves, malaises dus au diabète ou à des maladies graves.

Les bobos des vacances

Les voyages sont le premier point de discorde avec des vacances zen. Le mal des transports se manifeste par un malaise général avec pâleurs, sueurs, vertiges et nausées, vomissements et bien sûr est augmenté avec l’angoisse Aussi il est bien de gérer cette angoisse 48 heures avant le départ. Car la peur, notamment au niveau de l’avion favorise le mal des transports.

Si vous allez en montagne, les signes classiques du mal des montagnes sont une grande fatigue, des maux de tête, des nausées, des insomnies, qui persistent en général 2 à 3 jours après une ascension. Ils sont dus à une baisse des globules rouges.

Notre système digestif est souvent mis à mal avec les changements souvent radicaux qu’il subit. D’où des petits tracas fréquents comme la constipation due à la modification du rythme journalier, les nouvelles habitudes alimentaires, la promiscuité mais aussi la déshydratation de notre corps due à la chaleur mais aussi à la climatisation.

Le contraire n’est hélas pas en reste avec des diarrhées bien connues chez les voyageurs. Autre symptôme typique lié à l’alimentation estivale et exotique, les hémorroïdes suite à la consommation de mets épicés et à la chaleur. De même la muqueuse de notre estomac, agressée par les plats épicés et les vinaigrettes.

Le sportif du dimanche est souvent pénalisé durant les vacances où il va s’adonner avec plaisir aux sports de loisirs sans aucune habitude ni préparation. Il est important de se préparer 2 mois avant les vacances à faire un peu d’exercice d’avoir une alimentation riche en vitamines avec un bon apport en protéines et sucres lents. De même après une marche, une randonnée il faut boire très régulièrement avant et pendant l’exercice et prendre un bain après pour éliminer les déchets. Bien entendu ne pas oublier un échauffement indispensable avant tout effort physique pour éviter les accidents musculaires.

On adore le soleil mais quelquefois des réactions allergiques surviennent. L’urticaire solaire fait partie de ces manifestations avec des papules ressemblant à des piqûres d’orties qui démangent. Il est lié à la production d’histamin, apparait de suite lors de l’exposition au soleil et disparait à l’ombre en quelques heures. La lucite estivale bénigne elle, se déclenche à la suite d’une exposition prolongée au soleil avec de petits boutons rouges sur les épaules et le décolleté. Elle touche les femmes et la meilleure protection est sans nul doute le vêtement ou les crèmes solaires écran total pour peaux intolérantes au soleil.

Contre les petits bobos, il y a aussi l’homéo

Au quotidien, l’homéopathie permet d’apporter une réponse thérapeutique à la plupart des pathologies courantes car elle con-vient à toute la famille, y compris aux diabétiques  : affections ORL, troubles digestifs, insomnie, maux de tête, allergies saisonnières, etc. Bien sûr, aucun traitement homéopathique ne doit retarder un avis médical car l’homéopathie ne se substitue pas à la médecine allopathique mais elle la complémente.

À l’occasion de ces vacances estivales, l’homéopathie peut donc être de tous les voyages afin d’éviter que cette période tant attendue ne soit gâchée par des soucis de santé dus généralement à l’imprudence (coups de soleil, piqûres d’insectes, indigestions, diarrhées)  : dans le carnet pratique placé au centre de ce magazine, vous trouverez toutes les informations indispensables pour compléter votre trousse de secours familiale de médicaments homéopathiques.

Quelles sont les recommandations à respecter  ?

L’homéopathie peut être utilisée pour soigner toute personne, quelque soit son âge. Seul les intolérants au lactose ne peuvent utiliser les granules et globules et doivent préférer les gouttes buvables.

Les remèdes doivent être pris le plus tôt possible lorsque les symptômes apparaissent. À jeun si possible, sinon loin du repas précédent, en moyenne 1 à 5 fois par jour. Les prises sont espacées en fonction de la disparition des symptômes, c’est le patient qui gère les prises selon l’amélioration de son état.

Il est également recommandé de prendre les médicaments homéopathiques à distance de la prise de menthe, de café, thé ou tout autre aliment qui a un goût fort en bouche (épices).

S’il n’y a pas d’amélioration ou si les symptômes persistent voire s’aggravent, consultez votre médecin.

En pratique

> les granules   : placez dans le bouchon du tube le nombre de granules prescrits – généralement entre 3 et 5 – et laissez-les fondre sous la langue ; > les globules  : prenez la dose en une seule fois, en la laissant se dissoudre lentement sous la langue. À défaut de dose, il est possible de prendre 10 granules de la même dilution ; > les gouttes  : évitez de les prendre directement sur la langue. Il est préférable de les diluer dans un peu d’eau contenue dans une cuillère ou un verre. Gardez quelque temps dans la bouche (ne pas avaler d’un trait).

Portrait du fondateur de l’homéopathie :

Originaire de Meissen en Allemagne, Samuel Hahnemann est le fils d’un peintre sur porcelaine de la célèbre manufacture de la même ville. Père de 11 enfants (9 filles et 2 garçons), passionné par la recherche scientifique, il s’installe comme médecin en 1789 à Leipzig mais renonce à l’exercice de ce métier dès l’année suivante et subvient aux besoins de sa famille en se consacrant à l’écriture et à la traduction d’ouvrages scientifiques, fort de sa pratique de plusieurs langues étrangères.

À l’origine de la naissance de l’homéopathie se trouve le désaccord d’Hahnemann concernant le mode d’action de l’écorce de quinquina qu’avait établi son confrère écossais William Cullen dans un ouvrage qu’il était en train de traduire en 1790. Pour en avoir le cœur net, Hahnemann décida d’en absorber deux fois par jour, de voir ses effets et constata que la substance provoquait chez lui des symptômes similaires à ceux de la malaria, notamment des fièvres intermittentes et de la diarrhée. Le principe de similitude était mis à jour, Samuel Hahnemann indiquant que «  pour guérir une maladie, il faut administrer un remède qui donnerait au malade, s’il était bien portant, la maladie dont il souffre.  »

Loué par les uns, raillé par les autres – dont sa propre femme – les travaux d’Hahnemann ne laissent en tout cas personne indifférent. La décennie qui suit voit le médecin allemand errer de ville en ville, subvenant aux besoins de sa famille grâce à ses travaux scientifiques et littéraires. En 1799, les idées d’Hahnemann gagnèrent en crédibilité lorsqu’il réussit à prévenir et à traiter la scarlatine qui atteignait des proportions épidémiques en Allemagne.

En 1810, il publie la première édition de «  L’Organon de l’art de guérir  » rassemblant ses discours sur la théorie et la pratique de l’homéopathie ce qui déclenche une énorme polémique entre les partisans et les adversaires du médecin allemand. «  Il n’y a pas de moyen plus sûr et plus naturel pour découvrir infailliblement les effets propres des médicaments sur l’être humain sensible, que de les essayer sur des individus sains, à doses modérées d’abord, séparément les uns des autres, pour constater expérimentalement quels symptômes, quelles perturbations, quelles altérations, chacun d’entre eux provoque sur l’état physique et psychique, c’est-à-dire quelles manifestations pathologiques ils occasionnent ou ont tendance à produire. Car toute la vertu curative des médicaments est fondée uniquement sur le pouvoir qu’ils ont de modifier l’état de santé.  » Suite à la mort de sa femme et après avoir rencontré Mélanie d’Hervilly, une jeune française atteinte de phtisie qui se soigna par l’homéopathie, Samuel Hahnemann s’installe à Paris, épouse Mélanie – malgré les 35 ans d’écart – dispense son savoir à ses confrères médecins et reçoit une clientèle prestigieuse, après que sa femme ait obtenu auprès du Ministre Guizot le droit de pratiquer la médecine homéopathique et ce en dépit de l’opposition de l’Académie de Médecine. «  Hahnemann est un savant de grand mérite  » leur a-t-il répondu. «  La science doit être libre pour tous. Si l’homéopathie est une chimère ou un système sans valeur utilitaire, elle tombera d’elle-même. Si elle est, au contraire, un progrès, elle se répandra en dépit de vos mesures de préservation, et l’Académie doit le désirer avant tout autre, elle, qui a mission de faire avancer la science et d’encourager les découvertes.  »

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Samuel Hahnemann meurt le 2 juillet 1843 et repose au cimetière du Père Lachaise. En 1850, sept ans après sa disparation, la ville de Leipzig, qui l’avait chassé, élève une statue à son effigie.

Philippe Wolff

3 janvier 2011


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