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Découverte du Chloramphénicol

C’EST VISIBLEMENT inspiré par les travaux de René Dubos (1901-1982) - déjà évoqué dans cette rubrique pour sa découverte de la gramicidine et de la tyrothricine dans les années 1930 -, qu’un botaniste de l’université Yale, Paul R. Burckholder (1903-1972), décida de se lancer à son tour dans un screening d’échantillons telluriques afin d’en isoler lui aussi des substances antibiotiques. Il put obtenir à cette fin un soutien de quelque 5 000 dollars de la firme Parke-Davis et rassembla à partir de 1943 plus de 7 000 échantillons qu’il commença à tester sur six types spécifiques de bactéries hautement pathogènes.

L’un de ses amis, le professeur Derald G. Langham (1913-1991), de l’université Cornell, qui travaillait à l’époque sur la génétique du maïs au Venezuela, lui envoya de nombreux prélèvements de terre de la région d’El Valle, près de Caracas. C’est finalement de l’échantillon 65 de cette série que Burkholder put isoler, en 1947, un actinomycète inconnu, produisant une puissante activité antibiotique. Il le nomma Streptomyces venezuelae. Une culture fut envoyée chez Parke-Davis, où deux chimistes, John Erlich et Quentin R. Bartz, en isolèrent très rapidement le produit actif. Il s’en était fallu de peu que la découverte ne leur échappe : trois mois plus tard, une équipe de l’université de Chicago conduite par le botaniste David Gottlieb (1911-1982) isola la même substance d’une autre souche de Streptomyces.

John Controulis, Harry M. Crooks, Loren M. Long et Mildred C. Rebstock (1919-2011), chimistes chez Parke-Davis, déterminèrent cette même année la structure de ce produit, en fait particulièrement simple, et l’obtinrent par synthèse : ce « chloramphénicol » mit à mal un dogme qui, à l’époque, voulait qu’un organisme vivant ne puisse synthétiser de composé organique porteur d’un chlore ou d’une fonction -NO2.

La Paz, décembre 1947.

Les premiers patients bénéficiaires de ce nouveau médicament furent des Boliviens frappés par une épidémie de typhus qui faisait des ravages dans le pays. En décembre 1947, 22 patients de l’hôpital de La Paz, dont cinq étaient déjà tenus comme quasiment morts, reçurent des injections de chloramphénicol amené par Eugene H. Payne, clinicien du laboratoire. Tous guérirent. Un succès identique fut obtenu sur des patients traités en Malaisie, à Kuala Lumpur. Le chloramphénicol fut mis sur le marché en 1948 sous le nom de Chloromycetin®. Un an plus tard, la production de ce qui fut le premier antibiotique produit à l’échelle industrielle, était considérable : générant un chiffre d’affaires de plusieurs dizaines de millions de dollars, elle contribua de façon déterminante au développement du laboratoire Parke-Davis qui devint l’un des plus importants de la planète.

Près de huit millions de patients furent traités avant qu’une première publication médicale ne révèle, en 1950, le risque iatrogène d’aplasie médullaire associé à l’antibiotique, survenant avec une incidence d’environ 1/20 000 à 1/100 000. Des mises en garde furent publiées et la FDA autorisa Parke-Davis à poursuivre la commercialisation de son antibiotique pourvu qu’une mise en garde soit notée sur son conditionnement. Après une éclipse relative de deux ans, le chloramphénicol regagna en intérêt avec l’émergence des premières souches de staphylocoques résistantes. Le développement des lactamines puis d’autres antibiotiques n’exposant pas à risque hématologique lui fut toutefois fatal, du moins dans les pays occidentaux.

Le Quotidien du Pharmacien - 11 juin 2015


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