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De la prostate au corail

Comme souvent, l’histoire commence par une observation fortuite : celle que firent en 1930 trois physiologistes américains, Raphael Kurzrok (1895-1961), Charles C. Lieb et Sarah Ratner (1903-1999) (Université Columbia, New York), en constatant que le fluide séminal pouvait violemment contracter les fibres musculaires utérines.

Cinq ans plus tard, le physiologiste suédois Ulf Svante von Euler (1905-1983, Prix Nobel 1970), de l’Institut Karolinska (Stockholm), montra que ce liquide contractait également les fibres intestinales et abaissait la tension artérielle. Il imagina qu’il contenait une substance active qu’il appela « prostaglandine » (« PG ») car il la pensait produite par la prostate : ce nom est resté consacré bien que l’on sache désormais que les PG sont synthétisées dans tout l’organisme. Ceci fait, il ne s’intéressa guère plus à cette substance.

Ce fut l’un de ses anciens étudiants, le biochimiste Sune Karl Bergström (1916-2004), qui montra que le liquide séminal était riche en acides gras insaturés. Ayant obtenu une dotation de quelque 100 000 dollars du laboratoire américain Upjohn pour élucider leur structure, il cristallisa en 1957 l’alprostadil (PG E1) à partir du liquide séminal de mouton et en publia la structure en 1962.

La première synthèse d’une prostaglandine naturelle, ce même alprostadil, fut réalisée en 1965 par Philip F. Beal (1922-2010), chimiste au laboratoire Upjohn. Toutefois, les propriétés de ces lipides singuliers restaient mal connues car il était alors difficile de se les procurer : ils demeuraient délicats à produire et leur prix était prohibitif.

Gorgée de prostaglandines

Le hasard fit donc, de nouveau, bien les choses lorsqu’en 1969 A.J. Weinheimer et R. L. Spraggins découvrirent en abondance (jusqu’à 3 % de la matière sèche  !) un dérivé de la PG A2 dans une gorgone banale dans la mer des Caraïbes, Plexaura homomalla. Des travaux montrèrent rapidement que ce corail contenait aussi beaucoup de PG E2. L’étude et l’imitation de ses voies métaboliques permit au biochimiste américain Elias J. Corey (né en 1928  ; Prix Nobel 1990) d’obtenir par hémi-synthèse diverses prostaglandines, dont la dinoprostone et le dinoprost, à Harvard dès 1970. Ce fut un progrès considérable car les chercheurs purent ainsi être approvisionnés en échantillons : cependant, seulement trois des seize prostaglandines naturelles connues se révélèrent avoir un intérêt thérapeutique.

L’alprostadil est toujours utilisé dans le maintien de la perméabilité du canal artériel jusqu’à l’intervention curative ou palliative chez l’enfant porteur d’une cardiopathie congénitale ducto-dépendante. La dinoprostone est indiquée dans le déclenchement du travail depuis 1972. L’époprosténol, anti-agrégant plaquettaire et vasodilatateur, fut quant à lui isolé des microsomes de l’aorte du porc en 1976 par le pharmacologue anglais John Vane (1927-2004, Prix Nobel 1982), au laboratoire Burroughs Wellcome : il est indiqué dans l’hypertension artérielle pulmonaire.

Le Quotidien du Pharmacien

1er Octobre 2015


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