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Daflon, la veine du champion.

Toute l’histoire de Daflon repose sur un fruit… Mais pas n’importe lequel. Produit du soleil issu du terreau méditerranéen, il a longtemps été offert en cadeau de Noël aux enfants. Et pour cause  ! Sa saveur sucrée et sa pulpe juteuse ont fait de lui - d’elle - un trésor à part entière. Il s’agit de l’orange  ! Une corne d’abondance à laquelle les Laboratoires Servier vont puiser pour formuler un phlébotrope inédit.

Nous sommes au cœur des années 1980 et la pathologie veineuse fait beaucoup parler d’elle : 40 % des patients qui consultent en médecine générale sont atteints d’insuffisance veineuse et en souffrent. Jambes lourdes, impatiences, douleurs, forment l’essentiel des symptômes qui les frappent et qui peuvent conduire à l’ulcère veineux, première des complications graves liées à la maladie, voire à la phlébite.

Or le Dr Servier, fondateur du laboratoire éponyme, a fait de la douleur et de son soulagement une vocation. C’est donc tout naturellement qu’il est interpellé par la problématique veineuse qui complique la vie de tant de personnes. Pour la soulager, il se tourne très logiquement vers les flavonoïdes, actifs d’origine naturelle qui, au cours des années 1970, ont fait l’objet de plusieurs publications démontrant leur intérêt pour le tonus veineux. Présents dans de multiples plantes et fruits auxquels ils offrent une palette de couleurs allant du rouge à l’ultraviolet, ces pigments sont en effet capables de diminuer la perméabilité des capillaires et de renforcer leur résistance.

Parmi l’infinité des variétés abritant les précieux actifs, c’est une orange que les équipes du laboratoire vont distinguer. Ou plutôt une orangette, fruit immature que l’oranger laisse tomber de ses branches. Ce rejeton impropre à la consommation a en effet des atouts majeurs en matière de composition. Sa petite taille lui confère une concentration remarquable en flavonoïdes, un critère que le laboratoire va optimiser en imposant au fruit des limites précises. Son diamètre ne doit pas dépasser 2,4 cm, un calibre qui garantit l’équilibre des deux flavonoïdes qu’il abrite, hespéridine et diosmine, le premier potentialisant l’effet du second. Une fois réduite en poudre - 15 kg d’orangettes sont nécessaires pour produire 1 kg de principe actif - l’orangette aux parfaites proportions est additionnée d’un cocktail d’éléments, le tout contribuant à offrir à Daflon sa formule d’origine naturelle connue sous les termes de fraction flavonoïque.

Mais là ne s’achève pas le processus puisque la matière va ensuite connaître deux étapes : la purification, où elle va être débarrassée de ses impuretés, et la micronisation, durant laquelle ses particules vont être amenées à s’entrechoquer à des vitesses proches de celle du son. Les multiples collisions auxquelles elles seront soumises les réduiront à une taille n’excédant pas quelques microns, améliorant leur biodisponibilité dans l’organisme.

Esprit de conquête

Dosé à 500 mg, Daflon est lancé en 1987. Sa première indication est l’insuffisance veineuse, mais, en 1991, le médicament voit son champ thérapeutique s’élargir aux maladies hémorroïdaires. Pour l’anecdote, le nom du phlébotrope est, à ses débuts, associé à celui du « téflon », revêtement capable de renforcer une structure et dont l’effet, transposé au plan veineux, figure l’action veinotonique de Daflon. On dit alors « Daflon-Teflon ».

La petite histoire, cependant, rejoint vite la grande car l’efficacité du médicament ne laisse pas de place au doute. Non contente de lutter contre la stase veineuse, la fraction flavonoïque purifiée micronisée démontre une action propre dans la protection de la paroi et des valves veineuses. Un bouclier très utile aux patients qui surexpriment une enzyme spécifique appelée métalloprotéase, responsable d’un déséquilibre des collagènes veineux, et donc d’une fragilisation des structures concernées. C’est en régulant spécifiquement cette enzyme que la formule de Daflon 500 mg protège la paroi et les valves des patients, permettant ainsi de préserver durablement leur capital veineux.

Un potentiel qui, rapidement, va propulser le phlébotrope au-delà des frontières. Dès 1991, Daflon part à la conquête de l’Europe, puis du monde : l’Italie, l’Espagne, la Turquie, l’Égypte, la Russie, le Brésil… En tout 104 pays qui, aujourd’hui, lui ménagent une place de leader avec, chez certains, des parts de marché qui dépassent la barre des 50 %, comme au Portugal et en Roumanie (90 % des parts).

En France, l’ascension du médicament est tout aussi spectaculaire. Distingué comme étant le phlébotrope le plus prescrit par les médecins et le plus conseillé par les pharmaciens, il occupe désormais près d’un tiers du marché, avec 7,7 millions de boîtes vendues cette année. Sa grande notoriété lui a, en outre, permis de remporter la 5e place dans la liste des médicaments préférés des Français*. C’est donc avec sérénité, mais sans se départir d’un certain esprit de conquête, que Daflon aborde son avenir. Revêtu d’un nouveau packaging, le médicament s’apprête à fêter ses trente ans en démultipliant ses compétences.

Dès 2016, il consacrera un dosage de 1 000 mg aux maladies hémorroïdaires. Pour ce champ pathologique, qui représente actuellement 40 % des ventes de la marque, la posologie doit être supérieure à celle réservée aux maladies veineuses. Aux côtés de la spécialité historique, Daflon 1 000 s’apprête donc à faire son apparition en France. Déjà commercialisé au Brésil et en Argentine, il est actuellement en cours d’enregistrement en Europe de l’est, Amérique latine et Asie. Un parcours international qui pourrait agrémenter la saga Daflon d’un futur chapitre.


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