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1915 : les pharmaciens au coeur de la guerre des gaz

TOUS DEUX passionnés par la Grande Guerre et issus de la faculté de pharmacie de Nancy, Régis Maucolot et Arnaud Lejaille ont consacré, en 1996 et en 1999, leur thèse de doctorat aux pharmaciens dans la guerre des gaz. Installé aujourd’hui en Haute-Savoie, M. Maucolot s’est surtout intéressé aux missions des pharmaciens dans les régiments du secteur de Saint-Mihiel, dont il est originaire. M. Lejaille a travaillé plus globalement sur le rôle des pharmaciens dans la protection contre les gaz, mais a depuis élargi et enrichi ses recherches. Il gère, de plus, un remarquable site Internet sur le sujet. Installé à Bouxières-aux-Dames, près de Nancy, il explique que les gaz de combat ont indirectement contribué à la naissance de l’industrie chimique française. « En avril 1915, dit-il, la surprise est totale, et les pharmaciens doivent confectionner à la hâte des masques et des bâillons, plus ou moins efficaces, pour contrer les premières attaques allemandes, effectuées avec des bombonnes de chlore. » Très vite, les protections s’améliorent, et même si les Allemands développent des gaz plus létaux, ils perdent l’avantage de l’effet de surprise. De plus, ils sont d’un usage délicat, tant pour les stocker que pour les lancer, et ne se dispersent pas toujours comme le souhaitent les agresseurs. « Fin 1915, poursuit-il, il est clair dans les deux camps que les gaz ne sont pas l’arme miracle escomptée » : pourtant, la France et l’Allemagne vont continuer à en produire, tant pour des raisons militaires qu’industrielles. L’Allemagne y voit un marché intéressant pour son industrie chimique, privée de débouchés à cause de la guerre, tandis que la France, très en retard sur ce plan, se dote à marche forcée de capacités de production suffisantes pour contrer l’avance allemande. Elle fait appel aux meilleurs enseignants de l’École de pharmacie de Paris qui, loin du front, élaborent dans le plus grand secret des masques plus efficaces, mais aussi des nouveaux gaz, qui deviendront aussi des prétextes pour développer sa production chimique.

Gaz moutarde.

Si le chlore est rapidement abandonné, les deux pays vont s’affronter avec des gaz autrement plus toxiques, notamment le phosgène et l’acide cyanhydrique, puis, après 1917, la tristement célèbre ypérite, (sulfure d’éthyle dichloré), dite aussi « gaz moutarde » en raison de son odeur. Ce gaz a peu tué, mais il entraînait d’effroyables brûlures à son simple contact, obligeant les soldats à porter des tenues de protection intégrales, et non plus seulement oculaires et respiratoires. Les souffrances et les séquelles endurées par les victimes ont été disproportionnées par rapport à leur intérêt militaire réel : « En dehors de quelques offensives, notamment lors de la reprise de Douaumont à Verdun en 1916, les gaz n’ont jamais renversé le sort des batailles », explique le pharmacien. En 1918, des gaz encore plus dévastateurs ont été employés, mais il est impossible de dresser un bilan de leurs dégâts car les archives sont muettes à ce sujet.

On estime que 25 000 soldats, surtout Français et Allemands, ont été tués par les gaz pendant la Grande Guerre, soit un pourcentage très faible par rapport à l’ensemble des tués. Mais plus de 650 000 soldats ont été intoxiqués, et beaucoup sont morts, dans les décennies suivantes, de séquelles, surtout respiratoires. Totalement interdits depuis les conventions de 1925, les gaz de combat n’ont plus jamais été utilisés en Europe, mais ont connu de dramatiques renouveaux dans d’autres régions du monde, notamment en Irak à partir des années 1980…

Quotidien du Pharmacien - 20 avril 2015


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